Techniques d'Entrainement du Chien de Travail Réalisant un Effort Long

Publié le par Unité de Médecine de l'Elevage et du Sport


     L’entraînement de l’endurance

 

Il s’agit là de travailler l’endurance du chien et sa puissance aérobie ; celui-ci verra augmenter sa consommation maximale d’oxygène (VO2max) tout autant que son aptitude à prolonger son effort dans le temps.

La manière la plus simple fait appel à la course continue, et consiste à faire par courir l’animal des distances relativement importantes de manière ininterrompue ; que cette course soit « rapide » ou lente, le système aérobie sera pratiquement le seul fournisseur d’énergie.

Mais les méthodes d’entraînement « fractionné » sont tout à fait adaptables au chien. Dans ce cas, on demande à ce dernier des efforts moyennement intenses de 4 à 5 minutes suivi d’un repos ou exercice léger d’une même durée, le tout répété dix à vingt fois sur la même séance.

 

Développer la motivation au travail

 

La motivation du chien, quels que soient son âge ou sa race, reste un élément essentiel dans le domaine de la recherche olfactive, car elle permet notamment de vaincre plus aisément les difficultés de progression rencontrées, ainsi que d’augmenter la durée du temps de travail. En deux mots, cela reste une nécessité pour arriver à ses fins dans le dressage.

 

Le choix

La motivation est développée par le jeu ou la nourriture selon les spécificités rencontrées. Le besoin de se nourrir étant naturel chez l’animal dans le cadre de sa survie, utiliser cette motivation reste simple pour un exercice correctement accompli. Le chien assimile rapidement le fait qu’il est  lorsqu’il reproduit parfaitement l’exercice demandé. Pour d’autres spécialités basées sur l’olfaction, le développement de la motivation au travail est réalisé grâce à un objet. Le goût de l’effort que développera le chien dépendra de la manière dont sera menée la motivation à l’objet.

 

L’expression du jeu

La mise en contact avec cet objet se fera dès le plus jeune âge et sera basé sur les instincts cynégétiques : le chien est attiré le plus souvent par des objets en mouvement et son premier objectif sera de les « saisir ». Cette première phase d’intérêt au mouvement devra être nécessairement complétée par l’instauration d’un jeu entre l’Homme et l’Animal avec comme intérêt « l’objet de motivation ». Le jeu établi se rapproche de celui pratiqué antérieurement au sein de la meute, jeu dont l’objectif principal vise à s’attribuer cet objet. L’animal sera systématiquement gagnant tout en produisant de plus en plus d’efforts. Cette seconde phase est appelée le « saisir-tenir ». Une 3ème phase découle naturellement des deux précédentes lorsque le chien, repoussant ses limites, accroît et affûte sa vigilance pour gagner l’objet qu’il convoite. Cette étape pourrait être dénommée : « saisir – tenir – combattre ».

La notion de combat conforte le chien dans sa position de supériorité car il continue à gagner ses récompenses dans des conditions de plus en plus difficiles. Il développe ainsi une endurance et une résistance au travail dans le seul but de se faire plaisir. Cette augmentation  de performance doit bien sûr être maîtrisée par le conducteur dans le cadre du dressage, afin d’éviter tout débordement.

 

L’entretien et la motivation

Le maintien de la motivation passe également par une phase d’entretien. La régularité du travail et la répétition d’exercices acquis ou en cours d’acquisition, doivent faire l’objet de récompenses donc de retour à une phase de jeu  entre l’animal et son maître. L’entretien de la motivation sera efficace lorsque le chien sera récompensé une ou plusieurs fois durant une série d’exercices correctement exécutés. Il demeure  important qu’aucune « routine » ne s’installe dans l’intensité du jeu, dans le nombre de récompenses et dans les phases de travail durant lesquelles celles-ci seront prodiguées.

En matière de récompenses, on peut se montrer réservé ou démonstratif, selon le caractère du chien : un animal sensible, très proche de son conducteur, se satisfera par exemple d’un réconfort vocal, éventuellement d’une caresse comme renforcement positif à une action correctement accomplie. En revanche, un animal dispersé dans ses centres d’intérêts, aura besoin d’être félicité avec plus d’exubérance lorsqu’un exercice sera correctement réalisé.

Publié dans Chiens d'Utilité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article