Les Massages

Publié le par Unité de Médecine de l'Elevage et du Sport


Massage de type "palper-rouler" sur un chat

Les différents types de massages

C’est une manœuvre réalisée sur la peau, manuellement ou par l’intermédiaire d’appareillages autres que les appareils d’électrothérapie, avec ou sans l’aide de produits, qui comporte une mobilisation ou une stimulation méthodique, mécanique ou réflexe des tissus.

Il existe plusieurs types de massages :

 -L’effleurage ou pression glissée
- La pression statique profonde
- Le pétrissage
- La friction
- Le massage transversal profond (MTP)
- La vibration
- La percussion

Les effets du massage

En fonction du type de massage utilisé, les effets recherchés sont variables 

1)      les effets psychologiques du massage

Le massage est une forme de communication non verbale qui calme l’animal en établissant un contact tactile entre lui et le thérapeute. (Sensation de sécurité, tranquillité, assurance).

2)      les effets sur le système circulatoire

Il agit sur les capillaires (aide à résorber les oedèmes d’origine cardiaque, rénale ou veineuse car il provoque une vasoconstriction puis vasodilatation des capillaires)
Il améliore aussi la perméabilité de la paroi aux leucocytes et aux substances plasmatiques.
Il agit sur les artères : lors d’un massage vigoureux, la circulation de retour s’accélère et la résistance veineuse diminue ; ainsi la pression artérielle diminue. Au contraire lors d’un massage superficiel, l’effet le plus marqué est une légère augmentation de la température cutanée.
Il agit sur la circulation veineuse : les pressions locales et les manœuvres glissées entraînent un collapsus des troncs veineux superficiels suivi d’un remplissage rapide. Le sang se déplace vers le cœur grâce aux valvules et la direction centripète du massage. La pression mécanique et la stimulation des nerfs vasomoteurs des veines entraînent une accélération de la vitesse du sang.
Il agit sur les vaisseaux lymphatiques : il accélère le flux lymphatique en le multipliant par 25 ce qui permet de résorber les oedèmes. Ce renouvellement du liquide lymphatique permet alors de mieux nourrir les cellules, d’éliminer les déchets et d’éviter une organisation fibreuse à partir des précipitations protéiques.

En cas d’œdème il faut pratiquer l’effleurage (diminue la pression sous cutanée) et non le pétrissage augmente la pression sous cutanée)

Il agit indirectement sur le cœur : un massage lent et centripète entraîne une diminution de la pression artérielle et donc une diminution du travail cardiaque gauche. En revanche l’augmentation de la pression veineuse augmente le travail du cœur droit.

3)      les effets sur la peau

Le massage diminue la sensibilité cutanée à la douleur par augmentation de son seuil d’excitabilité.
Par ailleurs, il provoque une vasodilatation donc une accélération de la circulation sanguine ; cela permet une meilleure nutrition des tissus et facilite la pénétration transcutanée des crèmes et onguents.
Il permet également assouplir les cicatrices et de diminuer les adhérences.

4)      les effets sur le système nerveux

Il est relaxant
Il a de plus un effet sédatif sur tous les types de douleur car il élève le seuil de sensibilité des récepteurs à la douleur

5)      les effets sur les muscles

Le muscle détend  tous les muscles du corps même ceux non touchés par le thérapeute.
Il permet de mieux le nourrir et d’éliminer les déchets et donc de favoriser sa récupération.
Il évite son acidose (par la réalisation d’exercices) et évite son alcalose (induite par la chaleur)

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